Aérospatial. À Toulouse, l’IRT et l’Onera unissent leurs compétences

Apporter des réponses communes aux enjeux aéronautiques et spatiaux du futur. Tel est l’objectif de l’accord-cadre récemment signé entre l’IRT Saint-Exupéry et l’Onera.

Un win-win project, un accord gagnant-gagnant signé début février pour les deux partenaires. D’un côté, l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Saint-Exupéry, doté d’un budget annuel de 40 millions d’euros, qui compte 350 personnes. « On se met en ordre de marche coopérative avec une véritable complémentarité et un expertise bien identifiée », explique Geneviève Fioraso, la présidente. « L’IRT a besoin d’être plus lisible et d’étendre son réseau en Europe. Nous n’irons pas tout seul. On veut aussi renforcer notre intégration dans l’écosystème et nos liens avec les organismes de recherche. »

De l’autre, l’Onera au budget annuel de 236 millions d’euros. Ce centre français de recherche aérospatiale emploie 1950 collaborateurs, dont 400 personnes en Occitanie réparties sur deux sites, l’un à Toulouse, l’autre à Le Fauga-Mauzac (Haute-Garonne). « C’est important d’être ancré sur ses implantations nationales et régionales. On retisse des liens forts avec les industriels et l’IRT », indique Bruno Sainjon, le patron du laboratoire.

Au centre, un accord-cadre de collaboration entre les deux organismes. Il prévoit le lancement de projets communs autour de cinq thématiques en lien avec les enjeux de la filière aérospatiale : l’optimisation multidisciplinaire avec la mise en place de méthodologies et d’algorithmes d’analyse pour améliorer des caractéristiques de l’avion et du satellite (aérodynamisme, structure vibratoire) ; l’intelligence artificielle hybride, l’avion et les sources d’énergie électrique (solutions de propulsion), les systèmes embarqués, les matériaux, les structures et procédés.

Projets en septembre

« On partage une stratégie, on se met d’accord sur les enjeux et on est capable d’anticiper les étapes technologiques. Cela nous permet d’éviter les redondances », poursuit Geneviève Fioraso.
Encore à ses balbutiements, cet accord permettra l’émergence de projets de recherche, dont les premiers seront sélectionnés en septembre. Qui les financera ? « Il n’est pas question d’argent. On se donne les moyens d’être force de proposition. Mais, on débute, il n’y a rien de concret », conclut Bruno Sainjon.
A.S.

Sur la photo, la signature de l’accord-cadre le mardi 4 février entre Geneviève Fioraso, présidente de l’IRT, et Bruno Sainjon, PDG de l’Onera. Crédits A.S.

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Source : https://www.touleco.fr/Aerospatiale-L-IRT-et-l-Onera-conclut-un-accord-pour-unir-leurs,28060