Depuis Toulouse, ​Imajing cherche de nouveaux talents pour accompagner sa croissance

La PME, spécialisée dans la conception de caméras pour cartographier, inventorier et surveiller les infrastructures linéaires, peine à recruter sept collaborateurs. Pourtant, ses résultats sont au vert. 

La discrète, mais pas inactive, Imajing est contrainte de sortir de son écrin doré. Installée à la Labège dans une maison en bois entourée d’un grand jardin, cette PME spécialisée dans la conception de caméras pour cartographier, inventorier et surveiller les infrastructures linéaires (rail, route) veut faire savoir qu’elle recrute. Sept postes (ingénieurs, chercheurs et responsables de l’intelligence artificielle) sont à pourvoir mais les candidats ne se bousculent pas au portillon. Airbus Defence and Space est sur les rangs, à la recherche des mêmes profils. « On n’est pas visibles et cela ne nous aide pas », observe Étienne Lamort de Gail, le président-fondateur d’Imajing. « Pourtant je fais en sorte que les salariés se sentent heureux. Je les paye correctement. »

Autre argument mis en avant par le dirigeant : la société, dont le capital est détenu à la majorité par son président, se porte bien. « Nous avons beaucoup de trésorerie, et une bonne capacité de financement​ », affirme cet ancien ingénieur en électronique et en informatique, même si une levée de fonds est un sujet de réflexion régulier. Mais le patron ne parvient pas à sauter le pas, afin de conserver son indépendance.

Filiale en Roumanie

En quatorze ans d’existence, Imajing a fait du chemin. Présente dans quarante pays, cette PME vient de commercialiser la troisième génération de sa caméra best-seller sous la marque Imajbox. À Istanbul, cette technologie a inspecté 2500 km de réseau routier en douze semaines pour évaluer l’état de plus de 60.000 candélabres.

Imajing annonce le lancement d’un nouveau modèle de capteur à 360 degrés pour des sociétés de services et des gestionnaires de services publics. Fixés sur le toit ou la pare-brise d’un véhicule​​​​, ces outils collectent des informations géoréférencées au centimètre. ​Puis ces​ images peuvent être traitées par un logiciel avec l’aide de l’intelligence artificielle et partagées sur une plateforme internet.

​L’entreprise a remporté en janvier dernier un contrat avec la Société d’exploitation du Transgabonais, propriété du groupe minier Eramet. Imajing emploie dix-neuf personnes près de Toulouse et une vingtaine à Craiova, en Roumanie. Elle enregistre un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’euros en 2021.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Le président-fondateur Étienne Lamort de Gail. Crédits : Imajing.

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Source : https://www.touleco.fr/Depuis-Toulouse-%E2%80%8BImajing-cherche-de-nouveaux-talents-pour,34413