L’autopartage se met aussi à l’électrique 3/3

Créé en 2017, Iodines propose un autopartage éco-responsable avec des véhicules électriques en free floating à Toulouse. Suite et fin du dossier dédié à la mobilité électrique.

Depuis plusieurs années, l’autopartage est en plein développement, même si la pandémie et les différents confinements ont mis un coup de frein à la pratique. Pour aller travailler ou pour un week-end au bord la mer, de plus en plus de personnes se tournent vers ces véhicules en libre-service. À Toulouse, Iodines a bien senti cette tendance et a rajouté l’aspect écologique en proposant des voitures électriques, des Renault Zoe et des Smart de chez Mercedes.

« Nous avons pris tout ce qui était contraignant et nous l’avons supprimé, assure Caroline Assel, chargée de communication. Il n’y a pas d’abonnement, pas de frais d’inscription, pas de surprise au niveau du prix et une assurance tout risque. »

Avec des voitures géolocalisables par application et disponibles pour des durées allant de dix minutes à un week-end, l’idée est d’être le plus souple possible. Aujourd’hui, une vingtaine de voitures sont disponibles sur l’agglomération toulousaine. Cependant, le choix de l’électrique n’a pas été si simple. « Ce marché est aujourd’hui pensé pour le particulier par la plupart des constructeurs. Certains véhicules sont très compliqués dans la prise en main. Ce n’est pas possible dans l’autopartage », analyse Caroline Assel.

Le problème de la recharge est également central, avec un besoin de recharge rapide, quand certains modèles demandent encore douze heures de charge à la maison. « Il y a une vraie dichotomie. On prône l’autopartage et les véhicules propres mais les infrastructures et les véhicules ne sont pas forcément adaptés », regrette-t-elle. Malgré tout, le concept Iodines séduit, avec trois clientèles différentes : « Les personnes soucieuses de l’environnement, qui cherchent à vivre la ville autrement ; les amateurs de nouvelles technologies ; et les curieux, dans l’optique d’acheter ce type de véhicule plus tard. »
Paul Périé

Crédit Photos : Iodines

« Un mode urbain »

Client régulier de Iodines, M. Brugnerotto a adopté ce service car il a un usage restreint de la voiture et que la facilité d’utilisation est au rendez-vous. « Je suis en mode urbain. J’ai la chance de travailler à Airbus avec un réseau de transports entre le logement et le travail relativement bien fait. Si j’habitais à Plaisance-du-Touch par exemple, ce ne serait pas la même chose. » L’aspect écologique a également joué dans sa décision. « Il y a un gros souci à ce niveau-là. Je ne suis pas persuadé que le modèle électrique soit la solution mais c’est la meilleure équation à ce jour. » Mais c’est surtout la question du coût qui a fait pencher la balance, avec une économie sur l’entretien, l’assurance, les frais de parking…

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Source : https://www.touleco.fr/L-autopartage-se-met-aussi-a-l-electrique,32819