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Publié le mardi 21 janvier 2020 à 18h00min par Valérie Ravinet

Toulouse. Berger-Levrault rachète Neolink et poursuit sa croissance

L’éditeur de logiciels poursuit sa stratégie de développement dans le numérique et à l’international. Avec Neolink, le groupe acquiert une plateforme communautaire et sociale.

Entre réseau social privé et plateforme de mise en relation, la start-up Neolink, née en 2012, a connu un succès impressionnant. Sa plateforme communautaire s’est « mise au service de l’économie collaborative, du lien social et de la relation affinitaire ». Outil sur-mesure, elle permet l’échange de biens et de services entre particuliers, favorise les circuits courts et le partage d’informations. Et a séduit le Conseil départemental du Loir-et-Cher avec lequel elle lance, en 2017, une application baptisée Neojob, dont l’objectif est de ramener les allocataires du RSA vers l’emploi, en les connectant avec les entreprises locales pour faciliter l’embauche de proximité.

« L’intermédiation sociale que permet la plateforme Neolink enrichit l’offre Berger-Levrault », estime Pierre-Marie Le Hucher, président directeur général de Berger-Levrault, qui vient de racheter Neolink. « Elle résout des problématiques relatives à la solidarité entre citoyens et peut se déployer dans de nombreux domaines ». Alliée aux outils développés par le département de R&D en matière d’intelligence artificielle, Neolink, qui pèse 2,5 millions d’euros et emploie trente-quatre salariés, appuie la stratégie ambitieuse du groupe.

Doubler l’activité d’ici 2025

Au cours des dix dernières années, Berger-Levrault, éditeur de logiciels au service des collectivités, de l’éducation, de la santé et plus récemment de l’industrie, a doublé en taille et en chiffre d’affaires. Une croissance assurée pour moitié par un développement endogène, et pour moitié par rachat de sociétés, notamment en Espagne, au Canada, en Belgique, en Italie et au Maroc. En 2019, son chiffre d’affaires avoisine les 185 millions d’euros, avec près de 2000 salariés. Historiquement expert des métiers de l’imprimerie, le groupe a recentré progressivement ses activités sur le numérique et orienté son développement à l’international.

« En 2013, nous réalisions 100% de notre chiffre d’affaires en France. En 2019, c’est plus de 30% de notre activité qui est exercée à l’international », indique le dirigeant. Ses perspectives ? Doubler de nouveau en effectifs et en résultat d’ici 2025, « selon le même modèle de développement, interne et externe », et s’implanter aux États-Unis, à proximité des universités. Boston ? Palo Alto ? Sacramento ? « Il y a une centaine d’opportunités, puisque nous sommes partenaires d’au moins cent universités nord-américaines », sourit le dirigeant.
Valérie Ravinet

Sur la photo : Pierre-Marie Lehucher, PDG du goupe Berger-Levrault implanté à Labège, près de Toulouse. Crédits : DR