Toulouse. La start-up Vendre à un promoteur profite d’un marché en tension

La société toulousaine Vendre à un promoteur propose de mettre en relation et d’accompagner dans le processus de vente les particuliers désireux de céder leurs biens et les promoteurs.

Mettre en contact les promoteurs immobiliers et les personnes souhaitant vendre un bien. C’est le credo de la start-up toulousaine Vendre à un promoteur*, qui accompagne les particuliers pour la vente d’un terrain auprès d’un promoteur immobilier. Créée en 2017 par les Toulousains Yann Legros, ancien conseiller financier et immobilier, et Cédric Brun, cadre développeur indépendant sur Internet, l’entreprise a développé un service en ligne de comparateur de promoteurs permettant à terme de recevoir une ou plusieurs estimations concrètes.

« On pensait à ce concept dès 2015, mais le marché n’était pas mûr à cette époque, les personnes n’ayant pas l’habitude d’aller sur Internet pour vendre un terrain », raconte Yann Legros. « De nombreuses personnes peuvent être réticentes à l’idée de vendre leur maison à un promoteur car elles se sentent petites par rapport à ces grands groupes. Notre métier, c’est de les conseiller, de mettre en concurrence les promoteurs pour vendre dans les meilleures conditions. » La société est ainsi une sorte de courtier en promoteur.

Une vente de douze à vingt-quatre mois

Les terrains constructibles dans les grandes métropoles comme Toulouse étant rares, la vente d’une maison à un promoteur entraîne souvent un meilleur prix de vente, de 25 à 30% plus cher selon l’emplacement du bien. Revers de la médaille : le processus de vente est plus long qu’une vente classique dans l’immobilier (de quatre à six mois, NDLR) car le temps des négociations, des recours des mairies ou du dépôt de permis de construire, le délai s’étale de douze à vingt-quatre mois. « Nous accompagnons nos clients, de l’estimation à la signature de vente, nous négocions des conditions suspensives et les garanties des promoteurs », détaille Yann Legros. « C’est une vente plus longue mais il n’y a pas d’incertitude sur le financement de l’acheteur et un promoteur ne discute pas de l’état de finition d’une maison ou de l’entretien de la chaudière alors qu’il va raser pour reconstruire. »

L’entreprise est commissionnée par le promoteur lorsque la vente est réalisée. Après avoir développé le concept dans la Ville rose, Vendre à un promoteur a investi dix-sept villes de France, dont la région parisienne, où la société réalise 80% de son volume d’affaires grâce au dynamisme du marché de la construction. Pour poursuivre son développement, la société envisage de s’implanter sur le marché des villes moyennes, en particulier dans des zones éligibles au dispositif Pinel, plus réactives. Comptant cinq salariés actuellement, elle a dépassé les 500.000 euros de chiffre d’affaires.
*https://vendreaunpromoteur.com
Julie Rimbert

Sur la photo : La start-up Vendre à un promoteur accompagne particuliers et promoteurs. Crédit : Hélène Ressayres - ToulÉco .

Réagir à cet article

Source : https://www.touleco.fr/Toulouse-La-start-up-Vendre-a-un-promoteur-profite-d-un-marche,31073