À Toulouse, le maire redoute un manque à gagner de 170 millions d’euros en raison de la pandémie

En pleine pandémie, Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, s’est livré au traditionnel exercice des vœux à la presse, à distance, protocole sanitaire oblige. Alors que les effets de la crise pèsent déjà sur les finances de la collectivité, celle-ci prévoit d’améliorer le Small Business Act pour faciliter l’accès aux marchés publics des toutes petites entreprises.

« À disposition de l’État et prêt à aider ». Voilà comment Jean-Luc Moudenc résume son rôle dans la gestion de la crise sanitaire, à l’heure où la crainte de nouvelles mesures restrictives, qui pourraient aller jusqu’à un troisième confinement, sont attendues. « J’accueillerais comme une perspective inquiétante un couvre-feu avancé à 18 heures à Toulouse ; avec à la clé une fragilisation supplémentaire du tissu économique local et des commerces », a indiqué l’élu, avant l’annonce officielle tombée dans la soirée. Et de rappeler « qu’en 2020, le coût de la pandémie a déjà pesé à hauteur de 170 millions d’euros sur les trois piliers de "la holding Toulouse" à savoir la Mairie, Toulouse Métropole et Tisséo. »

Des baisses qui s’expliquent par la perte de recettes, de produits de redevance publique et de taxes directes, l’effondrement de recettes voyageurs et du versement mobilité pour Tisséo. À ce jour, la collectivité estime que, même si la pandémie est enrayée dans l’année, le même montant (170 millions d’euros) pourrait manquer aux recettes de 2021 et 2022.

Soutenir les petites entreprises

Dans ce contexte, Toulouse Métropole soumettra au vote, le 29 janvier prochain, une mesure permettant de conforter l’accès aux marchés publics des petites entreprises en améliorant le Small Business Act, appliqué depuis 2015. Grâce à cela, les procédures seraient simplifiées pour les marchés inférieurs à 80.000 euros. Objectif ? Permettre aux très petites entreprises locales, souvent fragilisées par la crise, de candidater. Ceci concernera le chantier de génie civil de la troisième ligne de métro, dont le lancement est annoncé pour début 2022, et le vaste plan de rénovation thermique de 7000 logements. Des chantiers qui pourraient, selon la collectivité, permettre respectivement la création de 24.000 et 1700 emplois.

Aider à la vaccination

D’ici là, le début de l’année 2021 est placé sous le signe de l’urgence de la vaccination. Alors que la seconde phase débute ce lundi 18 janvier (pour les personnes âgées de plus de 75 ans), la Mairie ouvrira ce jour-là un second site municipal dans une salle du centre de congrès Pierre-Baudis. Par ailleurs, trois autres centres seront mis à disposition par la Ville pour vacciner les médecins libéraux. Ceci portera à cinq le nombre de centres de vaccination municipaux. La collectivité souhaite aussi poursuivre le déploiement de maisons pluridisciplinaires de santé, en se positionnant en facilitateur pour la mise à disposition de fonciers ou de locaux.

Enfin, 2021 sera l’année du début du déploiement du plan de sécurité voulu par Jean-Luc Moudenc avec l’arrivée actée de 111 postes de policiers nationaux d’ici 2022 et la création de postes de policiers municipaux (cent dans les cinq ans et au moins vingt-cinq en 2021). « Nous allons expérimenter la permanence de policiers municipaux à Borderouge et Saint-Simon et choisirons un nouveau local central pour la police municipale », a aussi annoncé le président de Toulouse Métropole.
Béatrice Girard

Sur la photo : Jean-Luc Moudenc, lors d’une cérémonie de voeux à la presse réalisée avant la crise du Covid-19.(Archives) . Crédits : Rémy Gabalda - ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/A-Toulouse-le-maire-redoute-un-manque-a-gagner-de-170-millions-d,30328