Agriculture urbaine. Cocorecolt s’enracine à Toulouse

Il y a à peine un an, Guillaume Tocaben, ancien ingénieur dans le monde de l’aéronautique créait Cocorecolt. Après une perte de sens dans son précédent emploi, il cherche aujourd’hui à repenser l’environnement de travail. Et son initiative de potagers collectifs commence à convaincre les entreprises toulousaines.

Même si Cocorecolt est encore en structuration, son premier potager au sein d’Hydro Building Systems à Toulouse, société spécialisée dans le commerce de métaux et minerais, est une réussite. Les dix carrés potagers installés jusqu’ici séduisent au sein de l’entreprise vingt-cinq salariés investis dans le projet. Un premier succès qui en appelle d’autres pour Cocorecolt, espère son fondateur.

Inspirée des entreprises d’agriculture urbaine, Cocorecolt cherche à apporter une plus-value aux entreprises. « Aujourd’hui, la différenciation pour les demandeurs d’emplois ne se fait plus que sur le salaire mais aussi sur le cadre de travail », explique Guillaume Tocaben, fondateur et dirigeant de l’entreprise de potagers urbains, originaire du Lot. Les potagers proposés s’inscrivent ainsi dans une volonté de créer « un espace de biodiversité » et de travailler avec les fournisseurs locaux (menuiserie toulousaine pour les bacs des potagers, plants en provenance d’Ariège).

Des potagers dynamiques

Ces potagers, sous la forme de plusieurs carrés avec un lit d’eau, sont construits en bois naturel et résistant aux intempéries ou en PVC. Cocorecolt les installe directement au sein de l’entreprise. « L’objectif est de donner un potager, clé en main, prêt à l’emploi », décrit Guillaume Tocaben. Des ateliers sont ensuite proposés pour essayer de renforcer les liens entre les employés de l’entreprise. L’objectif : « Co-entretenir le potager avec les salariés et montrer les techniques de cultures pouvant être reproduites », poursuit le dirigeant de Cocorecolt. Par la suite, les récoltes des potagers sont soit redistribuées entre les salariés, soit utilisées dans la restauration de l’entreprise. Un partenariat avec la Croix Rouge est également envisagé dans le cadre de dons pour l’association.

Guillaume Tocaben, auparavant ingénieur dans l’aéronautique, a également créé une application dont « l’idée est de créer un lien entre le jardin, les salariés et les maraîchers ». Elle permet de tout savoir sur l’état du potager, avec toutes les informations pour la culture des légumes (plantation, récolte, entretien…), et de planifier les événements futurs, avec un espace d’échange, de photos et de conseils sur la culture dans les potagers.

L’entreprise tente d’attirer de nouveaux clients en misant beaucoup sur les événements et salons entrepreneuriaux mais aussi en se déplaçant auprès des entreprises. Le dirigeant de Cocorecolt espère trouver six clients en 2023 avec ce démarchage pour mettre en place, via l’application, des défis inter-entreprises « parce que l’objectif est que l’intérêt perdure », affirme Guillaume Tocaben. Selon lui, certains grands groupes sont déjà intéressés par l’idée d’installer des potagers, à l’image d’Orange et Enedis.
Clément Perié

Sur la photo : Guillaume Tocaben, dirigeant de l’entreprise Cocorecolt. Crédits : Hélène Ressayres-ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/Agriculture-urbaine-Cocorecolt-s-enracine-a-Toulouse,34968