Immobilier. À Toulouse, Immofix facilite rénovation et vente de maisons anciennes

La start-up Immofix teste une solution pour accélérer la rénovation du parc immobilier ancien en partenariat avec l’Arec, l’agence régionale énergie climat. Une expérience pilote est lancée avant la phase d’industrialisation.

Certains vendeurs le savent bien, il n’est pas évident de vendre un bien immobilier en mauvais état avec de nombreux travaux de rénovation à réaliser ; et encore moins d’en tirer un prix en phase avec le marché. Immofix propose donc de réorganiser la transaction immobilière pour rendre systématique la rénovation globale de ce genre de biens avant la vente.

La jeune pousse créée en 2017 proposait jusqu’à présent des services numériques tels que Creditfix, l’appli permettant de simuler en quelques clics sa capacité d’emprunt immobilier. Elle se positionne désormais comme un intermédiaire unique capable de coordonner les travaux de rénovation globale de logements anciens entre le vendeur, l’écosystème des professionnels chargés de réaliser les travaux et l’acquéreur. « En terme de changement climatique, il y a urgence, car l’immobilier reste le principal secteur consommateur d’énergie en France (45 %), martèle Guillaume Angles le co-fondateur d’Immofix, or si l’on veut que l’ensemble du parc immobilier soit labellisé BBC en 2050, il faut rénover en masse », dit-il.

L’Arec fait l’avance de travaux

Concrètement quand un vendeur confie son bien à Immofix, celle-ci fait intervenir un expert immobilier en valeur vénale du bien, un auditeur énergétique (qui estime le coût des travaux de rénovation énergétique pour l’obtention du label BBC), puis un architecte qui détermine le coût global des travaux. « Si l’on est en phase avec la valeur vénale du bien, nous demandons l’avance de financement à l’agence régionale énergie climat (Arec) qui intervient à hauteur de 100 % », décrit Guillaume Angles.
Pour le vendeur, l’opération est presque indolore puisque le montant des travaux est déduit du prix de vente final, puis remboursé à l’Arec par le notaire au moment de la transaction. La prestation d’Immofix est quant à elle facturée 4,90 % TTC du prix de vente du bien rénové. « Mais un bien rénové et labellisé se vend en général 30 % plus cher et dans ce coût nous prenons en charge l’expertise de la valeur vénale et l’audit énergétique », précise Guillaume Angles.

La phase industrialisation prévue en 2021

Immofix lance actuellement la phase pilote de son programme avec quatre maisons situées au centre ville de Toulouse, en première et deuxième couronne et dans le Tarn. Les biens types sont des maisons construites à partir des années 50 et jusqu’aux années 90. « Dès que nous aurons validé les hypothèses de notre modèle, nous passerons à la phase industrialisation en 2021 avec l’objectif de quarante logements rénovés. »

Immofix qui compte actuellement cinq salariés et table sur un chiffre d’affaires de 100.000 euros en 2020, a initié une levée de fonds de 500.000 euros auprès d’investisseurs privés. « Nous sommes aussi en discussion avec un fonds d’investissement spécialisé dans les start-up à impact, car nous entrons dans la catégorie des sociétés à mission qui accélèrent la transition énergétique du parc immobilier. » Immofix candidate ainsi auprès du ministère de la Transition énergétique et de l’économie solidaire dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt pour être reconnue Green Tech et intégrer un incubateur.
Béatrice Girard

Sur la photo : Guillaume Angles, le cofondateur d’Immofix veut industrialiser la rénovation du parc immobilier ancien. Crédit Immofix - DR.

P.S. :

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Source : https://www.touleco.fr/Immobilier-A-Toulouse-Immofix-facilite-renovation-et-vente-de,28330