Immobilier ancien : à Toulouse, les prix devraient encore augmenter d’ici la fin de l’année

Les notaires livrent leurs dernières statistiques du marché et l’assurent : 2021 sera encore un cru exceptionnel. Toulouse n’y échappe pas, les prix des appartements anciens ont progressé de 8,4% depuis juillet 2020.

À Toulouse, la crise n’a définitivement pas atteint l’immobilier. Dans la Ville rose, entre juillet 2020 et juillet 2021, le prix des appartements anciens a augmenté de 8,4% et le prix médian atteint désormais 3130 euros/m2. « Et ce n’est pas fini ! », ont annoncé cette semaine Maîtres Antoine Giral et Philippe Pailhès, experts immobilier à la chambre interdépartementale des notaires de Haute-Garonne. « Au regard des avants-contrats que nous signons en ce moment, les prix devraient encore augmenter de 5% d’ici la fin de l’année », expliquent-ils.

Contamination de la hausse des prix

Cette hausse contamine presque toute la ville et, désormais, cinq quartiers de l’hypercentre ont dépassé les 5000 euros/m2. C’est un de plus que l’année dernière. Il s’agit de Saint-Aubin-Dupuy, qui rejoint les très chics Saint-Étienne, Carmes, Capitole et Saint-Georges. D’autres, très identifiés par les Toulousains, flambent en raison de l’arrivée annoncée de la LGV. C’est le cas de Matabiau (4750 euros/m2, +8,7%), Marengo-Jolimont (3430 euros/m2, +16,6 %) et Bonnefoy (3190 euros/m2, +13,5%).

Plus étonnant, des quartiers historiquement populaires et très accessibles enregistrent aussi des hausses spectaculaires. Les Pradettes (2230 euros/m2, +8%), Les Izards (2370 euros/m2, +9,4%) ou encore Basso Cambo (2670 euros/m2, +16,9%).

Moins de cadres, des budgets maisons en baisse

Le seul bémol de cette photographie immobilière concerne le marché habituellement occupé par les cadres supérieurs, bien moins présents ces derniers mois. Résultat : peu de ventes enregistrées à partir de 800.000 euros, aussi bien pour les grands appartements de centre-ville que pour les maisons. « D’ailleurs, les budgets moyens d’achats consacrés aux maisons individuelles sont en baisse de 3% à Toulouse, à 355.000 euros. C’est le cas aussi à Balma, où la baisse est de 7,9% à 433.000 euros, même si cette commune reste la plus chère de l’agglomération », décrit Philippe Pailhès.

Autre constat posé par les notaires, les divers confinements ont modifié les envies des acheteurs. « Ils sont bien plus enclins à s’éloigner désormais en deuxième couronne et même jusque dans le Tarn, le Gers ou le Tarn-et-Garonne pour partager leurs temps entre ville et campagne et achètent des maisons moins chères. D’ailleurs, nous voyons des maisons, un peu démodées et boudées hier, trouver preneur aujourd’hui », décrit Frédéric Giral. Les notaires décrivent ainsi un axe Toulouse-Montauban très dynamique, avec un prix moyen de 166.200 euros (en hausse de 6,5%) dans ce département, comme dans le Tarn (147.000 euros, +5%) et dans le Gers (150.000 euros, +6,2%).
Béatrice Girard

Sur la photo : le marché Toulousain a parfaitement résisté à la crise et les prix devraient continuer de grimper au moins jusqu’à la fin de l’année. Crédit : Hélène Ressayres - ToulÉco.

P.S. :

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