L’interview off de : Perrine Laffont

Devenue en 2015, à 16 ans, la première championne du monde française de ski de bosses en parallèle, Perrine Laffont a atteint des sommets en décrochant en 2018 la médaille d’or aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Elle répond aux questions décalées de l’interview off.

Sur les pistes depuis l’âge de 2 ans, la skieuse ariégeoise Perrine Laffont se destinait, enfant, à être monitrice. Ses qualités physiques et son goût de la gagne lui ont permis de voir au-delà des Monts d’Olmes et d’embrasser une carrière internationale. Après avoir remporté en mars dernier sa troisième coupe du monde, la pépite du ski hexagonal a passé son confinement chez ses parents, en Ariège. Retour aux sources et calme plat avant de rouler sa bosse à nouveau.

Quelle est la première chose que vous faites en vous levant ?
Malheureusement je regarde mon téléphone. Comme je suis en décalage horaire avec le Japon et les États-Unis, j’aime bien aller voir ce qu’ont fait d’autres athlètes pendant que je dormais.

Qui emmèneriez-vous sur une île déserte ?
Ma copine Lola, avec qui je rigolerais tout le temps. C’est quelqu’un qui aime bien son confort, bien manger, dormir dans un bon lit. Ce serait marrant de la voir dans cette situation.

À quelle époque auriez-vous aimé vivre ?
Aujourd’hui me va bien, pour la facilité des échanges. On peut rester en contact avec ses proches même en voyageant.

Votre chiffre préféré ?
Le 1. La première place sur le podium.

Quel métier n’auriez-vous jamais pu exercer ?
Médecin ou chirurgien. Perdre un patient, c’est quelque chose que j’aurais du mal à encaisser.

Quelle chose positive avez-vous retiré du confinement ?
Le fait d’avoir du temps et de prendre du temps pour soi, pour méditer sur sa vie, pour ses proches. On vit dans un monde qui va très vite mais la situation nous a obligé à ralentir le rythme.

Et ce qui a été difficile à supporter ?
Ne pas pouvoir voir mes amis, ma famille, pour moi cela a été le plus dur.

Vous êtes plutôt yoga ou karaté ?
Je ne suis pas trop sports de combat. J’ai commencé le yoga cet hiver et pendant le confinement, c’est devenu une pratique quotidienne. Le yoga permet de se recentrer sur soi et d’être à l’écoute de son corps, ce que l’on ne fait pas assez.

Votre journée type de confinée ?
Déjà, je me levais assez tard. Je commençais justement par une séance de yoga pour me remettre les idées en place. Puis je regardais mes mails, gérais les courriers urgents. Après le déjeuner, je faisais le point sur la fin de la saison avec mes entraîneurs. Dans l’après-midi, je pouvais de nouveau pratiquer quelques étirements, puis je regardais un documentaire ou allais sur Netflix. Le soir, je regardais un film. Finalement, les journées passaient vite.

Pourquoi le ski de bosses ?
Mon père le pratiquait, j’ai naturellement suivi. Mais c’est aussi pour la discipline en elle-même, très polyvalente et l’ambiance freestyle, détendue. En ski alpin, c’est un peu plus rigide. J’ai aussi choisi ce sport pour l’adrénaline qu’il m’apporte.

Votre plus grande peur ?
Perdre un être qui m’est cher. Une blessure en ski aussi. Mais si je m’entraîne bien et que je récupère bien, cela ne devrait pas arriver.

Le rêve qui vous reste à accomplir ?
Il me manque un titre, celui de championne du monde de ski de bosses en simple. C’est un bel objectif !

La dernière chose que vous faites avant d’éteindre la lumière ?
Le plus souvent je lis, plutôt des romans. Marc Lévy, Dan Brown, Musso et en hiver, j’aime bien les romans à l’eau de rose. Dernièrement, j’ai lu Anatomie de l’esprit de Caroline Myss dans lequel l’auteure explique comment elle a recours à ses intuitions pour soigner certaines pathologies.

Et Dieu dans tout ça ?
Je ne suis pas croyante mais je m’intéresse à la spiritualité. Je lis sur le sujet, je m’instruis sans vouloir pour autant m’impliquer dans une pratique en particulier.
Propos recueillis par Johanna Decorse.
Crédits photo : DR

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Source : https://www.touleco.fr/L-interview-off-de-Perrine-Laffont,29310