Immobilier : le groupe Serenis cherche la croissance chez les séniors

Des cliniques aux résidences services séniors. C’est le virage opéré par le groupe toulousain Serenis. Il s’allie à Kaufman & Broad sous la marque Cosy Diem, pour exploiter une dizaine de résidences séniors en France dans les cinq ans.

C’est l’heure de la diversification pour le groupe familial toulousain Serenis, dirigé par Paul Gémar. Spécialisé dans les établissements de soins et l’accompagnement des personnes âgées, le groupe indépendant (membre de Clinavenir) était jusqu’à présent à la tête de plusieurs cliniques de l’agglomération toulousaine (les cliniques Monié, des Minimes, du château de Bondigoux) et de trois Ehpad (Résidences Maisonneuve, Saint-Simon et Isatis). Il se lance désormais dans la construction et l’exploitation de résidences services séniors non médicalisées au niveau national.

« La croissance de notre entreprise se heurte à la difficulté d’obtenir des autorisations d’ouverture de nouveaux établissements de la part des autorités sanitaires. C’est pourquoi nous avons décidé de miser sur le secteur des résidences séniors non médicalisées, qui présente l’immense avantage de n’être pas régulé », explique Paul Gémar, le président. Il vient ainsi d’ouvrir Le Clos de Rochegude, une première résidence de 86 logements séniors meublés à Albi.

La marque Cosy Diem développée avec K&B

Dans ce secteur très concurrentiel, le réseau Serenis affiche des ambitions élevées. Il a ainsi développé, dans le cadre d’une co-entreprise avec le promoteur Kaufman & Broad, la marque Cosy Diem pour accélérer le développement de ses résidences séniors sur l’ensemble du territoire. « Nous inaugurons cette semaine une résidence Cosy Diem de 100 logements à Narbonne et en comptons quatre autres en construction, au Cap-d’Agde, à Besançon, à Elbeuf, près de Rouen, et à Franconville, en région parisienne. Ceci représente environ 500 logements livrables entre 2023 et 2024 », précise Paul Gémar qui envisage d’exploiter une dizaine de résidences Cosy Diem dans les cinq ans, avec déjà des projets à l’étude à Millau, Tarbes et sur le bassin d’Arcachon.

Grâce à ce levier de croissance, le réseau Serenis, qui affichait un chiffre d’affaires consolidé de 46 millions d’euros en 2021, prévoit d’atteindre les 60 millions d’euros à horizon 2029.

Des appartements vendus en blocs

Contrairement à de nombreuses résidences de services séniors, éligibles au dispositif Pinel ou LMNP (location meublée non professionnelle), les logements du réseau Sérenis et Cosy Diem sont vendus en bloc à des foncières, puis proposés à la location. « La résidence Cosy Diem Narbonne a été vendue en Vefa à la société de gestion A Plus Finance. Cosy Diem, en tant que titulaire du bail, l’exploite et la loue en meublé », détaille Paul Gémar. Il faut ainsi compter 1300 euros/mois (loyer et bouquet de charges obligatoires) pour louer un T2 meublé à Albi.

Pour se différencier de la concurrence, Serenis mise aussi sur l’intergénérationnel, comme à Albi, où une micro-crèche (gérée par la start-up Tom et Josette) a ouvert ses portes et permet des partages d’espaces et d’activités entre les séniors et les petits. De même, le réseau travaille en partenariat avec le gérontopôle de Toulouse, le Département de Haute-Garonne et des mutuelles sur le thème du bien vieillir. Objectif ? Déployer des ateliers d’activité physique adaptés et des actions de prévention pour les résidents.
Béatrice Girard

Sur la photo : Le groupe familial toulousain Serenis mise sur les résidences services séniors pour se diversifier. Une première résidence de 86 logements vient d’être livrée à Albi. - Crédit : Serenis.

Réagir à cet article

Source : https://www.touleco.fr/Immobilier-le-groupe-Serenis-cherche-la-croissance-chez-les,34488