Pour le Toulousain Miharu, le bonheur est dans le Grand Marché ?

La société d’événementiel Miharu, dirigée par Jean-François Renac, noue un partenariat avec Le Grand Marché de Toulouse (ex-Min). L’entreprise toulousaine veut tourner la page d’une crise sanitaire qui a frappé très violemment son secteur d’activité.

Les confinements et les couvre-feu qui ont émaillé la crise sanitaire ont été douloureux pour les professionnels de l’événementiel. « Nous avons perdu 70% de notre chiffre d’affaires en 2020. Nous sommes sortis relativement abimés de cette période », confie Jean-François Renac, le dirigeant de Miharu [1] « Les tripes, les nerfs », ont été soumis à rude épreuve. Pour éviter « de sombrer psychologiquement », « il a fallu enjamber la crise et se projeter dans l’avenir », estime le dirigeant toulousain.

Miharu s’est donc lancée dans une levée de fonds. Elle a récolté « un petit peu moins d’un million d’euros » auprès du Fonds avenir et soutien tourisme (Fast) de la BPI et du Fonds tourisme Occitanie. L’objectif est « de doubler le nombre de lieux gérés par le groupe et de passer d’un chiffre d’affaires d’environ 3 à 10 millions d’euros ». Miharu veut se développer dans d’autres villes, mais uniquement dans le grand sud-ouet, « à deux heures maximum de Toulouse (Perpignan, Montpellier et Bordeaux) ».

Objectif : 500.000 euros, soit 20% de son chiffre d’affaires

Dans cette stratégie, le premier projet annoncé s’est réalisé avec Le Grand Marché de Toulouse (ex-Min), dirigé depuis 2017 par Maguelone Pontier. Le groupe événementiel toulousain va y gérer « une dizaine d’événements par an », notamment dans la zone de la Halle aux fleurs (environ 1000 mètres carrés), du carreau des producteurs (environ 3500 mètres carrés), du carreau des pépinières (près de 5000 mètres carrés) et du park’in (745 mètres carrés). Des lieux qui pourront « accueillir 400 personnes maximum en petite jauge et 2500 en grande jauge ».

Pour la directrice générale du deuxième marché de France (après celui de Rungis), qui cherchait depuis un moment un partenaire pour s’occuper des événements d’ampleur, Miharu est apparu comme un choix évident : « La crise est un révélateur de tempérament. Durant cette période, Jean-François Renac a misé sur le collectif et a su bien représenter le secteur événementiel à travers l’association Sos Events 31. Ce partenariat s’est imposé. » Le dirigeant de Miharu espère que cette alliance lui permettra de « générer chaque année 500.000 euros, soit 20% de notre chiffre d’affaires ».

Parmi les événements à venir : la partie festive du congrès du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), en mai prochain, qui devrait accueillir 1200 convives ou encore « Les 24 heures du Min », un événement mêlant courses automobiles et gastronomie. Cela tombe bien, chez Miharu, on veut prouver que l’on n’a rien perdu en appétit et qu’on en a encore sous le capot.
Matthias Hardoy

Sur la photo : Maguelone Pontier, la directrice du Grand Marché de Toulouse (ex-Min) et Jean-François Renac, le dirigeant de Miharu, présentent leur partenariat au sein de l’école Cuisine Mode d’Emploi(s) au cœur du Grand Marché. Crédit : Valentine Chapuis - ToulÉco.

Notes

[1Qui gère déjà le Manoir du Prince, le Mas des Canelles, le Village – Espaces Événementiels ( Village by CA de Toulouse) et l’Event Centre d’Airbus.

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Source : https://www.touleco.fr/Pour-le-Toulousain-Miharu-Le-bonheur-est-il-dans-le-Grand-marche,32531