Un financement de 4,1 milliards d’euros confirmé pour la LGV Bordeaux-Toulouse

C’est l’annonce que tout le monde attendait, surtout les élus du Sud-Ouest. Carole Delga et Jean-Luc Moudenc avaient interpellé ces derniers jours le Premier ministre Jean Castex sur « les risques d’une France à deux vitesses ». Une enveloppe de 3,5 milliards d’euros avait en effet été actée pour la ligne à grande vitesse de la Côte d’Azur (Marseille-Nice), tandis que les financements d’État se faisaient attendre pour Bordeaux-Toulouse. L’oubli est réparé.

Dans un courrier adressé aux deux collectivités, en date du 27 avril, le Premier ministre rappelle que « le gouvernement a inscrit dans la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 un financement du projet de ligne à grande vitesse du sud-ouest (GPSO) à parité entre l’État et les collectivités, ce qui représente un engagement de l’État de 4,1 milliards d’euros. Je vous confirme cet engagement et vous précise qu’une contribution de l’Union européenne sera recherchée à hauteur de 20 % du coût total du projet. »

Dans son écrit, Jean Castex annonce aussi l’accélération de la ligne Montpellier-Perpignan et en particulier du tronçon Montpellier-Béziers, sur lequel il souhaite le début de l’enquête publique avant la fin 2021, pour une DUP en 2022.

Concernant les modalités de financement enfin, la loi LOM prévoyait la création par ordonnance d’une société chargée de trouver les financements nécessaires (7,5 milliards d’euros) à la construction d’un seul tenant du tronçon Bordeaux-Toulouse. L’annonce avait été largement saluée à l’époque par Euroteam Sud Ouest. L’association de lobbying présidée par Jean-Louis Chauzy (également président du Ceser), regroupe entre autre les collectivités d’Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.

Premier trimestre 2022

Le Premier ministre souhaite que « les concertations entre l’État et les collectivités sur les conditions précises de constitution de ces sociétés de financement puissent aboutir d’ici la fin de l’été 2021, pour une application à la fin du premier trimestre 2022. Ainsi GPSO devrait être la première ligne à grande vitesse bénéficiant d’une société publique locale de financement. »

Message entendu et salué par les élus qui en appellent désormais « à ce que cet engagement soit scellé par la signature d’un accord formalisé entre l’État et les collectivités locales. Nous serons particulièrement vigilants à ce que le calendrier accéléré annoncé ce jour, soit tenu par l’État et la SNCF. » Si c’est le cas, les travaux du tronçon Bordeaux-Toulouse pourraient débuter en 2024 pour une mise en service espérée en 2030. Un timing qualifié de « positif » par les services de la Région.
Béatrice Girard

Sur la photo : le TGV en gare de Bordeaux Saint-Jean. Crédits : SNCF - DR.

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Source : https://www.touleco.fr/Un-financement-de-4-1-milliards-d-euros-confirme-pour-la-LGV,31127