La clinique Saint-Exupéry investit 1,1 million d’euros dans un centre de soins non programmés

Offrir une alternative aux urgences et aux cabinets médicaux saturés, tel est l’objectif du Sidoc, le nouveau service de soins de proximité ouvert 7 jours sur 7 à la clinique Saint-Exupéry, à Toulouse.

Deux ans après avoir étoffé son offre de soins, la clinique Saint-Exupéry, établissement privé et indépendant de la rive droite toulousaine (membre de Clinavenir), poursuit ses investissements. Elle vient d’ouvrir le Sidoc : un centre de soins continu non programmés, qui prend en charge les « petites urgences » 7 jours sur 7, de 9h à 19h. « Nous avons investi 1,1 million d’euros pour financer l’aménagement des locaux de 300 m2 et l’achat du matériel. En revanche, nous n’avons pas embauché les soignants, qui restent des libéraux, locataires de cet espace », décrit Vincent Lacombe, le directeur de la clinique Saint-Exupéry.

Lire par ailleurs : Immobilier. La clinique Pasteur investit 37 millions d’euros dans un nouveau bâtiment

Sur place, quatre médecins et trois infirmiers se relaient donc pour prendre en charge sans rendez-vous les patients atteints de toutes les pathologies aigües du quotidien, hors urgence vitale : fractures, plaies et brûlures, fièvres, infections… « Nous sommes comme un cabinet de médecine générale qui loue des murs. Nous nous appuyons sur l’équipement de radiologie, le laboratoire d’analyse de la clinique et disposons d’un électrocardiogramme », explique Fabrice Alcouffe, l’un des médecins du Sidoc.

40 passages quotidiens pour être rentables

compcliniquesaintexuperyhr03.jpg

Dès son ouverture mi-janvier, le centre a accueilli une vingtaine de patients par jour. « Nous avons fixé le seuil de rentabilité de la structure à quarante passages quotidiens », estime aussi le docteur Fabien Parouty, qui fait partie de l’équipe. Mais, doté de huit boxes de consultation, le Sidoc a été dimensionné pour monter en puissance très rapidement. « À terme, nous prévoyons 90 à 100 passages quotidiens, avec l’aide, s’ils le souhaitent, des médecins de premier recours libéraux qui travaillent sur le territoire », envisage Vincent Lacombe.

En effet, le Sidoc a adhéré à la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de la Providence. Cette association rassemble 230 professionnels de santé installés dans l’est et le sud-est toulousain. Ils sont pharmaciens, paramédicaux ou médecins, dont une soixantaine de généralistes, ces fameux médecins de premier recours, qui pourraient venir prêter main forte.

Deux ans après avoir étoffé son offre de soins, avec l’ouverture d’un nouveau service de soins de suite et de réadaptation, ainsi qu’un centre de consultations pluridisciplinaires, la clinique Saint-Exupéry, a par ailleurs atteint ses objectifs. « Avec cette nouvelle organisation, nous envisagions de passer de 10.500 à 36.000 journées d’hospitalisation par an et c’est le cas », se satisfait Vincent Lacombe. « Par ailleurs, nous recrutons un 4 quatrième interniste et venons d’obtenir l’autorisation de l’ARS pour ouvrir une seconde IRM et un second scanner. »
Béatrice Girard

Sur la photo de Une : L’équipe médicale du Sidoc. // Dans l’article : Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a visité ce nouveau centre de soins le vendredi 20 janvier. Crédits : Hélène Ressayres-ToulÉco.

Réagir à cet article

Source : https://www.touleco.fr/La-clinique-St-Exupery-investit-1-1-million-d-euros-dans-un,36615