« Ma santé, ma région », un nouveau service public contre les déserts médicaux en Occitanie

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, présente « le nouveau service public de santé régionale » coordonné par Vincent Bounes, vice-président en charge de la Santé. Embaucher 200 professionnels de santé d’ici la fin du mandat de la présidente, voici l’objectif principal de « cette politique de lutte contre les déserts médicaux ».

Face aux 80 % du territoire occitan en tension médicale, l’assemblée régionale l’a acté : deux-cents postes seront créés à destination des médecins, infirmiers et maïeuticiens. Pour « une santé de proximité », des centres de santé sont également en cours de réalisation dans les zones rurales et les villages enclavés. Les représentants de chaque collectivité partenaire de « la construction de ce réseau de santé publique » ont pris part à l’annonce du nouveau service, ce vendredi 17 juin.

« La volonté de recruter du personnel de santé était déjà présente durant mon premier mandat et, aujourd’hui, c’est la constitution officielle du projet », déclare Carole Delga. Les partenaires sont réunis au sein d’un groupement d’intérêt public (GIP) : la Région Occitanie, communes et intercommunalités, conseils départementaux et réseaux d’expertise tels que les universités de médecine de Toulouse et Montpellier ou des associations telles que le syndicat des internes (SIRL) ou l’association des internes de médecine générale de Midi-Pyrénées (AIMG MP). Dès le 1er juillet, des premiers médecins seront embauchés dans la commune de Sainte-Croix-Volvestre, abritant deux maisons de retraite sans aucun médecin.

Les jeunes diplômés ciblés

« Les conditions de rémunération et de recrutement sont votées et les premiers contrats de travail sont signés. » C’est ce qu’affirme Vincent Bounes avant d’exposer les conditions de ce nouveau statut salarial, visant « l’amélioration des conditions de vie du professionnel de santé ». Ce sont les jeunes médecins fraîchement diplômés qui sont visés par ces embauches, afin « d’apporter des solutions innovantes » et d’anticiper le risque d’absence médicale dû aux départs en retraite. « On complète l’offre libérale en salariant notre personnel de santé » ,explique Carole Delga, rappelant que chaque médecin débutera avec un salaire d’embauche à 4700 euros net, sans compter les gardes et la majoration jeune médecin. Les salaires seront versés par ce GIP, puis en partie remboursés par la sécurité sociale. Au sein des centres de santé, la Région vise « un exercice coordonné et pluriprofessionnel face à la nécessité de transition vers des structures médicales regroupées », analyse Vincent Bounes.

Un budget de 1,5 million d’euros d’ici à fin 2022

Pour « répondre à l’angoisse forte exprimée par nos citoyens sur le terrain », un centre de santé devrait être implanté chaque mois à partir du 1er juillet. « Cela assure donc une permanence des soins prévus et non-prévus, ainsi que des visites à domicile pour les plus fragilisés. » Comment naît un centre de santé ? Tout d’abord, la Région doit être sollicitée par un territoire, une analyse territoriale des besoins en santé est ensuite menée. Des locaux doivent pouvoir être fournis et deux professionnels de santé identifiés pour une future installation dans la zone concernée. Le dispositif « Ma région, ma santé » s’occupe alors de fournir le matériel médical et les véhicules électriques nécessaires aux visites. Pour cela, un budget de 1,5 million d’euros est prévu d’ici à fin 2022.
Valentine Marchou

Sur la photo : Vincent Bounes, vice-président régional en charge de la Santé, et Carole Delga présidente de la Région Occitanie. - Crédit : Marjorie Angelvy-ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/Ma-sante-ma-region-le-nouveau-service-public-face-aux-deserts,34648