Toulouse. Quand le Tommy’s Diner arrive en ville

Patrick Soula, le fondateur du groupe Tommy’s Diner, installe ses banquettes en skaï, ses tables en formica et son juke-box au centre-ville de Toulouse. L’objectif de l’ancien talonneur du Stade Toulousain est de dupliquer ce petit modèle de restaurant en franchise.

Les restaurateurs et commerces de bouche ont chamboulé leurs méthodes pour servir les clients pendant les confinements respectifs. À tel point qu’ils donnent des idées à d’autres, une fois les restrictions levées. C’est le cas de Patrick Soula, le fondateur du Tommy’s Diner. « Nous avions l’idée avant la pandémie, mais il est vrai que le virus n’a fait qu’accélérer le projet », reconnaît le dirigeant. « On s’adapte aux habitudes de consommation des clients (click-and-collect et livraison à domicile, NDRL), tout en réintégrant le centre-ville parce que c’est là que j’ai commencé », ajoute-t-il avec son franc-parler.

Un retour au source en somme pour cet entrepreneur et ancien talonneur du Stade Toulousain. En 1993, il sert son premier burger au bord du Canal du Midi. Mais, en 2002, il fait le choix de quitter Toulouse pour Labège : il ouvre alors son restaurant Tommy’s Diner, en hommage à son fils Tommy, à un jet de pierres du cinéma Gaumont. 2003 est une année stratégique, marquée par l’ouverture d’un second diner à Avignon. En 2019, avec neuf restaurants, dont trois franchises, le groupe employait 400 salariés et pesait 18 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Modèle pour franchise

À Toulouse, boulevard Carnot, banquettes en skaï, tables en formica, juke-box, réplique du costume de scène d’Elvis Presley et une pompe à essence habillent les lieux. Dans les assiettes du Tommy’s city diner, c’est son nom, les mêmes ingrédients qui ont fait le succès de l’enseigne : une large gamme de burgers, de frites, de bagels, de salades...

Patrick Soula espère décliner ce nouveau format de restaurant d’une capacité de soixante à soixante-dix places, ailleurs en France. « Le paquebot de Labège n’est pas donné à tout le monde. Les gens ont été effrayés », admet Patrick Soula à propos du déploiement en franchise. « Nous cherchons des professionnels qui savent où ils vont, avec un droit d’entrée de 35 à 40.000 euros. »
Audrey Sommazi

Sur la photo : Patrick Soula et son fils Tommy, qui a donné son nom à la franchise.
Crédits : Tommy’s city diner.

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Source : https://www.touleco.fr/Toulouse-Quand-Tommy-s-Diner-arrive-en-ville,31414