Législatives. Dans le Tarn, trente-cinq candidats pour trois fauteuils

Parmi les trente-cinq candidats en course, les trois députés sortants de la majorité présidentielle sont bien décidés à conserver leur siège. Face à eux, une gauche divisée et un Rassemblement national qui entend profiter de ses bons scores sur les terres de ​Jean ​Jaurès à la présidentielle. Le point sur les enjeux​.

Une candidature dissidente
​La première ​circonscription attire les convoitises. La députée sortante de la majorité présidentielle Muriel Roques-Étienne​ occupe le siège​ depuis octobre 2020​, ​succédant à Philippe Folliot,​ élu sénateur. Elle ​s’oppose à douze adversaires divisés.
À ​gauche, déjà, le maire du Séquestre, Gérard Poujade, a été désigné candidat La France Insoumise (LFI) par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). Il doit composer avec le dissident socialiste, Étienne Moulin, soutenu par Christophe Ramond, le président ​​du Conseil départemental et Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie.
À droite, le journaliste albigeois Rodolphe Pirès défend les couleurs du ​p​arti ​Les ​Républicains​ (LR)​. On peut citer également Julie Capo-Ortega (sans étiquette)​,​ soutenue par le maire divers droite​ ​de Castres, Pascal Bugis, dont elle est adjointe à la petite enfance et à la famille. Elle bénéficie également du soutien de... Philippe Folliot, en froid avec la candidate d’Ensemble, qui lui a pourtant succédé.
Le candidat du Rassemblement national​ ​(RN) ​Frédéric Cabrolier tente​​ sa chance pour la sixième fois, ​en espérant que le ​​​candidat Reconquête​​, Stéphane Bardy, ne grignote pas son électorat.

​Le RN en tête dans le bassin minier de Carmaux
La députée sortante Renaissance Marie-Christine Verdier-Jouclas devrait ​a​voir du pain sur la planche​ face à ​Karen Erodi​,​ la​ candidate LFI​,​ investie par la Nupes,​ et Julien Bacou​, le candidat RN,​ ​qui s’érige en porte-parole des territoires ruraux. « Je côtoie cette France qui se lève tôt et qui se demande où sont passés ses impôts alors que les services publics disparaissent », affirme cet ancien gilet jaune, conforté par ​les résultats du second tour de l’élection présidentielle. 
Car si le département a voté Emmanuel Macron avec 53,06​ % des voix, le parti d’extrême droite a progressé dans certaines communes. Le bassin houiller de Carmaux​, territoire qui a élu Jean Jaurès député en 1885​,​ en 1893 et ​en ​1902​, a voté en faveur de la candidate frontiste. À Carmaux, le RN a mêmeremporté 53,73 ​% des suffrages, à Blayes-les-Mines 60,00​ % des voix, et à Cagnac-les-Mines​ 56,73 %​ des voix​. « On est conscients que ce score n’est pas un vote d’adhésion pour le parti RN et que Macron devrait rester majoritaire. Mais on est optimistes. Une triangulaire n’est pas interdite », espère Julien Bacou. David Cucullières, candidat socialiste​, ​lui, a jeté l’éponge.

Guilhem Carayon​ dans les pas de son père
​​La t​roisième circonscription devrait être disputée. Car le député sortant Renaissance, Jean Terlier, est en campagne face à ​​Guilhem Carayon, 22 ans, ancien porte-parole de Valérie Pécresse et président des Jeunes Républicains. Il est le fils de Bernard Carayon, maire de Lavaur, qui a perdu son siège de député en 2017 face à Jean Terlier.
Julien Lassalle​ est le ​candidat LFI​ de l​a Nupes. Cheminot et élu d’opposition à la mairie de Saint-Sulpice-la-Pointe, il est un fervent adversaire de la plateforme logistique Terra 2 de la Zac des portes du Tarn. Virginie Callejon, la candidate RN conseillère régionale, bat ​aussi la​ campagne, là où Marine Le Pen est arrivée largement en tête au premier tour de la présidentielle avec 25,62 % des voix.
Audrey Sommazi

Sur la photo : La Zac des Portes du Tarn, l’un des enjeux de ces élections, portée et financée par les collectivités. Or, les candidats de la Nupes s’opposent à la plateforme logistique Terra 2, un projet inclus dans cette zone industrielle. Crédit : Studios H2G.

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Source : https://www.touleco.fr/Legislatives-Dans-le-Tarn-trente-cinq-candidats-pour-trois,34338