Municipales à Toulouse : la rétro de la semaine

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De promesses en engagements, Jean-Luc Moudenc a prévu cette semaine s’il était réélu de déployer cent caméras supplémentaires et une « unité spéciale » dédiée aux lieux de délinquance. Sur le plan de l’écologie, Franck Biasotto a promis le passage au 100 % bio dans les cantines.

Alors que « Toulouse Anticapitaliste », la liste initiée par le NPA et conduite par Pauline Salingue et Nicolas Mousset, a officiellement démarré sa campagne mercredi 5 février, les autres candidats à la mairie de Toulouse continuent de dérouler leur programme. Lundi, Jean-Luc Moudenc a parlé sécurité, thème qui avait fait recette en 2014. Le maire LR, investi par LREM, veut passer d’une à deux patrouilles de police municipale par secteur et déployer cent caméras de vidéosurveillance, au nombre de 430 aujourd’hui, dans les quartiers moins dotés comme Borderouge, La Vache ou les Pradettes.

Tout en « ciblant les jeunes tentés par la délinquance » qui pourraient être convoqués pour « un rappel à l’ordre » et pris en charge par les services sociaux, Jean-Luc Moudenc a proposé la création d’une « unité spéciale » formée à la médiation et chargée de « pacifier » les points de deal ou de rassemblement.

« Zéro femme à la rue »

Dans le volet « solidarité », le maire sortant a évoqué un « lieu emblématique » au Grand Matabiau qui accueillerait le 115 et la Halte de nuit, des arrêts à la demande pour les femmes dans les bus de nuit. Il s’est aussi fixé l’objectif de « zéro femme à la rue » dès l’hiver prochain. « Une proposition réaliste » selon lui et pour cause : cette promesse ne concernerait que les femmes isolées, seules ou avec enfants. Elles étaient au total, début février, une petite vingtaine. Les autres personnes à la rue s’en remettront à Pierre Cohen qui s’est engagé la semaine dernière à ce qu’il n’y ait plus de familles avec enfants dans la rue d’ici 2022.

De son côté, Archipel Citoyen veut en finir avec le mythe de la « Came ». Face à la « compétitivité, attractivité, métropolisation et excellence », le mouvement soutenu par EELV et la France insoumise a défendu mardi la « Coopération, la solidarité et la proximité, la justice territoriale, la diversité et le collectif ». À l’heure de la transition écologique et économique, Antoine Maurice mise sur des « emplois climat » pour les secteurs du bâtiment, des énergies renouvelables, de l’action sociale ou encore de la mobilité. Des filières que la collectivité pourrait contribuer à structurer dans le cadre d’appels à projets, de commandes ou de projets d’aménagement.

École de permaculture à Candie

Le même jour, Franck Biasotto, la tête de liste de Toulouse belle et forte, soutenu par le MoDem, a présenté une nouvelle colistière, Élisabeth Belaubre. Cette ancienne adjointe de Pierre Cohen qui avait perdu son poste après avoir annoncé qu’elle serait candidate aux élections de 2014, revient dans la course municipale par la porte du centre. C’est à elle qu’incomberait la mission de faire passer les cantines toulousaines en 100 % bio d’ici 2026. L’ex-militante EELV, parvenue à 33 % de bio dans les écoles sous le mandat Cohen, veut s’appuyer sur une « ceinture maraîchère » et sur une « légumerie » qui approvisionnerait les cuisines centrales pour la préparation de leurs 34.000 repas quotidiens. Élisabeth Belaubre veut aussi créer la première école de permaculture sur le domaine de Candie, propriété de la ville. Les nouveaux exploitants seraient ainsi formés, accompagnés dans leur installation en bio et aidés à la vente avec des marchés de plein vent dédiés.
Johanna Decorse

Sur la photo : Franck Biasotto, ancien adjoint au logement de Jean-Luc Moudenc, a été exclu de La République en marche à l’annonce de sa candidature à la mairie de Toulouse contre le maire sortant, investi par LREM. Crédits : Rémy Gabalda - ToulÉco.

PS :

Pour Franck Biasotto, les terrains retenus pour la construction de la Tour d’Occitanie, sont « inappropriés ». La tête de liste de Toulouse belle et forte, propose de réaliser le projet à l’emplacement de la Cité administrative qui doit déménager dans le nouveau quartier Guillaumet. « Si l’on veut faire un geste architectural, on peut utiliser cette parcelle qui appartient à l’État, la doter d’une grande esplanade et créer une forêt urbaine entre Arnaud-Bernard et Compans Caffarelli pour redynamiser ces quartiers », explique-t-il.

Agenda

  • Tous les vendredis jusqu’au premier tour du scrutin, retrouvez sur touleco.fr la rétrospective politique de la semaine et les faits qui ont marqué la campagne des municipales.

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Source : https://www.touleco.fr/Toulouse-Municipales-la-retro-de-la-semaine,28047